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Les différents millésimes : Repères
Le Millésime 2006 : Quel Millésime de Fruit et d'Equilibre !!
Encore un Millésime de Vignerons ! En effet, les raisins n’ont pu arriver à pleine maturité, sans pourriture, que si un travail très rigoureux avait été fait dans les vignes (labour, ébourgeonnage, relevage, cisaillage à la main, etc…). Nous nous plaisons à dire que le métier de vigneron se passe avant tout dans la vigne. Les oenologues pourront toujours trouver des artifices pour « arranger la soupe ». Mais les grands vins ne se font qu’avec d’excellents raisins, ce qui demande il est vrai beaucoup d’attention, de passion, voire de sueur, à la vigne. L’hiver particulièrement enneigé dans le Mâconnais a permis de retrouver des sols magnifiques à labourer (fin mars), le froid ayant fait son travail. Le très beau mois de Juillet a été suivi par un mois d’Août plutôt pluvieux. Les raisins sont passés finalement du stade non mûrs à très mûrs (voire pourris) extrêmement rapidement. Comme le dit Gugu (un ami vigneron), « avant le 16 Septembre c’était trop tôt et après le 19, trop tard ». C’est un petit peu caricatural, mais cela résume bien le millésime. Le choix des dates de vendanges, parcelle par parcelle, a été primordial pour viser au plus juste la maturité idéale. Nous avons vendangé les parcelles les plus précoces à partir du 16 Sept. pour finir le 28 les zones les plus tardives. 2006 est un Millésime de fruit, de race et de plaisir. Idéal pour attendre les grands 2005 parfois encore trop jeunes. Santé ;-)
Le Millésime 2005 : What a Fantastic Vintage !!
La presse spécialisée annonçait un millésime Extraordinaire déjà à la fin des vendanges 2005. Ne nous emballons pas lors d’effets d’annonces qui semblent trop souvent vouloir enfermer un millésime dans un style, un carcan, une image souvent réductrice. Les variantes existent toujours. Mais il est bien vrai que pour la majorité des vignerons, 2005 est un millésime exceptionnel. Nous avons eu en effet des conditions climatiques idéales pour la maturité du Chardonnay en Bourgogne. Les mois de Juin et Juillet ont été ensoleillés tandis qu’Août était plutôt frais et couvert mais très sec. Les raisins n’ont donc pas souffert de la chaleur et les réserves hydriques du sol ont permis à la vigne de supporter une sécheresse pourtant importante. Mi-septembre, les baies étaient magnifiques, dorées, parfaitement saines. Bref, un millésime à inscrire dans les annales.
Nous avons commencé les vendanges le 15 Septembre pour les finir le 30 Septembre. Les rendements plutôt modérés ont donné des raisins sucrés et à la fois avec une très belle acidité.
Les vins 2005 sont donc riches, équilibrés, racés. Chaque terroir exprime le meilleur de lui-même. Mais dépêchez-vous, les quantités sont réduites et la demande pressante !!.
Santé !! ;-).
Le Millésime 2004 : Retour du Classicisme
Après un Millésime 2003 superlatif (le plus chaud, le plus précoce depuis très longtemps), 2004 s’annonce comme un millésime beaucoup plus classique, où définition de terroir, fruit et acidité s’harmonisent, s’équilibrent.
Les conditions climatiques ont en effet correspondu aux moyennes saisonnières, sans excès, sans déficit. Les matins du début de printemps relativement frais ont cependant favorisé le développement de l’Oïdium (maladie de la vigne touchant les raisins). Cette maladie peut très rapidement détruire la totalité de la récolte si les travaux à la vigne (ébourgeonnage, aération, palissage, traitements,etc..) ne sont pas réalisés avec minutie et rigueur. Nous avons donc passé cette année encore davantage de temps dans nos parcelles afin d’aider la pousse de la vigne (grâce aux travaux en vert réalisés exclusivement à la main) dans une configuration aérée et donc beaucoup moins sensible à cette maladie. Finalement, nous avons pu vendanger de magnifiques raisins sains et mûrs.
Une autre donnée caractérise particulièrement 2004 : les rendements plus élevés. La vigne a véritablement compensé son stress hydrique de 2003 par une augmentation en 2004 du nombre des raisins. Et là encore, il fallait s’imposer des rendements modérés pour extraire la quintessence du millésime. Nous n’avons ainsi pas dépassé les 55 hl/ha sur La Soufrandière ce qui est relativement « faible » pour le Millésime.
En plus de l’oïdium qui avait déjà affecté une partie du vignoble, un terrifiant orage de grêle a frappé notamment Vergisson, La Roche-Vineuse, le 22 juillet, détruisant 100 % des raisins sur près de 300 ha !! Fort heureusement pour nos vignes et nos achats de raisins, seule la parcelle « En Carementrant » sur Vergisson fut touchée (partiellement). Nous avons donc débuté les vendanges le 26 Septembre pour les finir le…13 Octobre. L’année était tardive.
De mémoire de vignerons, une année difficile, mais quelle récompense dans les flacons. Santé !
Le Millésime 2003 : Exceptionnel, Superlatif !!
La canicule 2003 a également touché la Bourgogne. Et oui, et de mémoire de Bourguignons, on n’avait pas connu une telle précocité depuis le milieu du XIXème siècle ! Fin juin 2003 déjà, le temps sec et chaud annonçait des vendanges très précoces, prévues tout début septembre. Nous avons finalement commencé les vendanges le 16 Août puis les avons finies le 4 Septembre 2003. C’est évidemment LE millésime exceptionnel, que personne ne reverra plus, sauf dérèglement climatique avéré.
En 2003 les raisins étaient donc mûrs et chauds. Afin de limiter l’effet de la chaleur sur les jus de raisins, nous n’avons vendangé que de 6 heures du matin à 13 heures et notre système de refroidissement sur moût nous a été fort utile. En effet, une température trop élevée sur jus peut entraîner un départ prématuré de la fermentation alcoolique pendant le débourbage (clarification statique des jus avant fermentation alcoolique) risquant alors de conférer des « mauvais goûts » au vin. Le jus de raisin a ainsi pu être refroidi à 14°C alors que les raisins rentraient à plus de 30°C.
Bref, il a fait très très chaud, mais une fois encore, tout le travail effectué sur les vigne de La Soufrandière et sur celles sélectionnées par Bret Brothers pendant toute la saison pré-vendange a permis d’obtenir des raisins équilibrés, provenant de parcelles ayant bien résisté à la chaleur. Nous ne cesserons de le défendre : un grand vin se fait à la vigne. Labours des sols, vieilles vignes, ébourgeonnage, respect de la plante etc… sont indispensables pour l’élaboration de grands vins de terroirs.
Finalement, nos vins 2003 ont indéniablement l’empreinte du millésime (maturité, gras, ampleur) mais nous sommes réellement heureux de l’équilibre (nous n’avons acidifié aucun vin, comme chaque année d’ailleurs), du fruit et surtout de l’expression de chaque terroir retrouvés dans chaque bouteille.
Le Millésime 2002 : Mûr et Equilibré
2002 est l’archétype du millésime idéal : maturité, équilibre, attaques très faibles de maladies, parfaites conditions pour le labour. Bref, après une année comme celle de 2001 pendant laquelle nos dos avaient souffert des 3 semaines intensives de pioche, 2002 s’est montrée plus « facile ». Quoique…
En effet, nous avons eu de forts orages courant août et des conditions particulièrement favorables au développement de pourriture grise sur raisins encore verts provenant de vignes souvent trop vigoureuses ou mal aérées. Ainsi, beaucoup de vignes ont été touchées dans le Mâconnais et le phénomène était d’autant plus marqué que l’on descendait dans le sud de la France. (Souvenez-vous des pluies diluviennes et dramatiques dans la région d’Avignon). Fin août, un vent sec du Nord et ininterrompu pendant près de 6 jours a permis d’arrêter le développement de la pourriture, séchant les baies déjà atteintes.
Mais d’une façon générale, toutes le vignes équilibrées, correctement palissées (i.e avec une bonne aération et disposition des grappes) avec des rendements moyens se sont très bien comportées. Ainsi sur les vignes de La Soufrandière, nous n’avons eu aucun raisin atteint de pourriture. Le travail que nous avons réalisé dans la vigne depuis 2000 maintenant (notamment le labour, tous les travaux manuels d’ébourgeonnage, relevage, cisaillage, aucune fumure ou engrais apporté à l’acception de très petites quantités de compost bio sur quelques-unes de nos parcelles) commence véritablement à porter ses fruits. Nous faisons par ailleurs le même constat pour l’ensemble des raisins que nous achetons.
Nous avons donc commencé les vendanges le 18 Septembre pour les finir le 29 Septembre. (non, exactement le 5 octobre pour notre Mâcon-Cruzille dont la maturité est plus tardive).
Les raisins sont dorés et mûrs mais présentent une belle acidité. C’est indéniablement un beau millésime, très flatteur jeune et qui réservera de belles surprises pour les cuvées de garde.
Le Millésime 2001 : Dans le plus pur style Bourguignon
Le Ban des vendanges était arrêté au 14 Septembre sur l’Appellation de Pouilly-Vinzelles. Nous avons préféré attendre que les raisins mûrissent parfaitement. C’est pourquoi nous avons débuté les vendanges le 26 Septembre et fini le 5 Octobre.
2001 a été une année très pluvieuse rendant notamment les labours très difficiles. Les sols étaient en effet souvent trop mouillés pour être travaillés au tracteur enjambeur. Seule solution : la pioche !!!
Finalement l’été plutôt maussade a retardé la maturité des raisins. Mais quel équilibre !! Les raisins dorés présentaient une très belle acidité. Même si 2001 n’a pas été présenté comme le millésime du siècle, il suffit de déguster les vins maintenant (juin 2005) pour apprécier toute la dimension, toute l’expression de ce grand millésime Bourguignon, véritable millésime de Terroirs.
C’était également le millésime idéal pour l’élaboration de vins à partir de raisins atteints de pourriture noble. (Les raisins de notre X-Mûr 2001 ont été vendangés le 22 Octobre 2001).
Le Millésime 2000 : Grande Première !!
C’est en effet notre premier millésime sur la Soufrandière. Que d’interrogations, mais quel bonheur également de réaliser enfin ce vieux rêve.
Les conditions étaient idéales jusqu’à fin août. Très belle maturité, les raisins sont sains.
Et là !!! Ce que redoutent tous les vignerons. Un orage de grêle nous frappe fin août. Fort heureusement seule une partie de la face Sud des vignes est touchée et les baies de raisins éclatées sèchent très rapidement grâce au soleil important de fin août.
Nous avons donc vendangé et trié des raisins mûrs à partir du 16 Septembre (ceux abîmés par la grêle ont été éliminés). Puis parcelle par parcelle, nous avons fini le 27 Septembre avec notre Pouilly-Vinzelles Climat « Les Quarts » Cuvée Millerandée.
2000 se goûte très bien maintenant, notamment Pouilly-Vinzelles Climat « Les Quarts ». Pour ceux d’entre vous qui ont su attendre jusqu’à maintenant, vous pouvez commencer à déboucher quelques flacons.
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